Le mot du président
L’Association Générale des Cadres, constituée le 8 juillet 1975, est l’association syndicale des cadres fonctionnaires de la carrière moyenne auprès de l’Etat. Elle est affiliée à la Confédération Générale de la Fonction Publique.
L’AGC est la seule représentation professionnelle des fonctionnaires de la carrière du rédacteur. Conformément à son objet social elle défend et sauvegarde les intérêts professionnels, matériels et moraux de ses adhérents. En outre l’AGC fonctionne comme organisme intermédiaire entre la CGFP et les associations syndicales de rédacteurs des différentes administrations et services de l’Etat.
Au niveau de la Chambre des Fonctionnaires et Employés Publics l’AGC est représentée par cinq membres effectifs et cinq membres suppléants et participe ainsi à la voie législative luxembourgeoise.
Actuellement l’AGC est dirigée par le bureau exécutif élu par le comité issu des élections de l’assemblée générale du 19 mars 2009.
Depuis plus que 30 ans déjà les comités successifs de l’AGC revendiquent un allongement de la formation initiale des rédacteurs. Toutes les tentatives menées dans le sens d’une extension de la formation des postulants de la carrière, ont échoué. Si aujourd’hui la carrière moyenne constitue de moins en moins l’épine dorsale de l’administration publique, c’est sans doute à cause du refus d’un allongement de la formation initiale des rédacteurs. Leur formation n’a malheureusement pas suivi le rythme de l’évolution des exigences du travail administratif. Un fait qui se traduit aujourd’hui par une tendance à vouloir enlever à la carrière moyenne les tâches administratives relevant de l’initiative, de l’interprétation, de la responsabilité et du pouvoir de décision.
Et pourtant, à côté du personnel dirigeant de la carrière supérieure, l’administration publique a besoin d’une carrière moyenne bien formée, assumant le « middle management », c’est à dire les tâches de coordination, d’organisation, mais aussi de gestion courante des bureaux et services administratifs de l’Etat. Afin de répondre à cette exigence, l’AGC revendique une formation universitaire de niveau « bachelor » comme formation initiale requise pour l’accès à la carrière du rédacteur.
Depuis 2005 et particulièrement depuis le début de la mise en œuvre du Processus de Bologne dans la Fonction publique l’AGC s’est fortement engagée en faveur d’une formation d’entrée de carrière de niveau « bachelor » tout en estimant qu’il vaut mieux revaloriser la carrière de référence existante au lieu d’en créer une nouvelle. En 2008 une première procédure de litige collectif a été lancée par l’AGC afin d’éviter l’exclusion des rédacteurs lors de la mise en œuvre du Processus de Bologne. Une nouvelle procédure de litige est inévitable au cas où les discussions relatives à la révision des traitements ne devraient pas aboutir. L’AGC ne peut en aucun cas accepter le déclin progressif de la carrière du rédacteur dans la hiérarchie étatique, à savoir la perte des attributions traditionnelles et des postes à responsabilité des rédacteurs.
Fernand Muller, président de l’AGC
